Etudier en vacances? Pax sexy, mais parfois nécessaire…

Pourquoi étudier pendant l’été? 
De prime abord, ce n’est pas l’activité hyper glamour dont on rêve tous… Pourtant, il semblerait que ce soit parfois nécessaire ou utile! 

Il y a plusieurs raisons qui peuvent nous pousser à étudier et à rentabiliser son temps en été: 

  • Soit par obligation car on a des repêchages/rattrapages (on appelle ça la seconde session en Belgique).
  • Soit pour se remettre à niveau car on a observé des lacunes pendant l’année écoulée, ou on va entamer une nouvelle option pour laquelle on a pas les bases nécessaires.
  • Ou encore pour se préparer à l’année qui arrive (préparation pour une première année de médecine, pour l’externat, pour un gros stage, en vue d’une année difficile, suite à un changement d’orientation,…) 

Comment se motiver? 

Il faut dès à présent séparer en deux groupes l’étude pendant l’été. D’abord l’étude obligée car on doit représenter des examens, ensuite l’étude pour se préparer ou pour se remettre à niveau. 

Dans le premier cas, il est nécessaire d’étudier. On a pas le choix, et déjà de là, la motivation doit découler. L’envie de réussir son année sans encombre est une motivation assez forte, je trouve. 

Il faut garder en tête que l’étude va permettre d’avancer dans son cursus, que si on ne le fait pas maintenant, il faudra repasser par là l’an prochain. Il faut se « mettre des coups de pieds au cul » pour avancer car c’est réellement pour notre bien! 

Dans le second cas, il faut voir cela comme un investissement à long terme sur notre étude future. Cela va permettre une année plus sereine par la suite, des difficultés moindres et un état plus zen. On pourra aborder l’année avec un esprit allégé et le rythme sera déjà bien acquis. 

Dans les deux cas, la réalisation d’horaires réalistes, adaptés et prévus assez longtemps à l’avance permettent d’être relax dans son étude. Cela évite de se « rusher » sur sa matière à la dernière minute et donc cela ancre mieux les connaissances. 

Cela permet aussi d’y aller crescendo et de ne pas se dégouter dès le départ. 

En effet, il vaut mieux étudier 1 à 2h par jour au début pour ensuite arriver à un rythme plus soutenu mais avoir pu profiter un peu des vacances au début, plutôt que de commencer par des journées de 8h, ne rien retenir et s’épuiser totalement. 

Un planning construit et respecté est la base d’une bonne étude. 

Se fixer des objectifs à court et moyen terme permet de rester motivé tout le long de son étude. Comme par exemple arriver à boucler les trois chapitres prévus sur la journée, ou encore arriver à étudier un tel cours avant le 15 du mois, etc.  

 

Comment réaliser ce fameux planning correct avec des horaires réalisables? 

 

Personnellement, j’utilise des plannings jolis, soit imprimables que l’on peut trouver sur des blog ou autre ou je les fais à la main (selon mon envie du moment). 

Je fais toujours des plannings en mode « objectif » et non calqué sur des horaires fixes. 

C’est à dire que je préfère me dire: « Le 12 au matin je fais le chapitre 3 et 4 de tel cours, l’après-midi je fais les chapitres 5, 6 et 7 et je relis quelques pages de synthèses ». Plutôt que de me dire que je fais 8-12h et 14-17h tous les jours. 

Je fonctionne à la réalisation des objectifs et non à la minute près. 

Parfois cela me prend plus de temps et je finis tard, mais parfois je vais vite et je fini ma journée à 16h, dès lors je profite de ce temps libre ou j’avance encore un peu plus dans mon programme. 

Je trouve que cette méthode permet de rester plus zen et d’éviter le fonctionnement « robotisé » des horaires stricts. 

 

Voici un extrait tiré de la fiche « L’organisation des révisions » sur les plannings: 

La première chose que je fais (et qui semble logique) est d’attendre mon horaire d’examens. En effet, toutes mes révisons (et leur déroulement) se basent sur l’enchainement de mes examens (combien de temps entre chaque examens, combien de temps entre la fin des cours et le début des examens, etc.)

Dès que j’ai reçu mon horaire, j’organise la période de révisions.

La première chose à faire avant de commencer son planning est d’octroyer un nombre de jour adéquat à la révision d’un cours/d’une matière. 

> Par exemple, pour mon examen de neurologie, il me faudra 11 jours de révisions, alors que pour mon examen de psychologie il ne m’en faudra que 3.

J’attribue ainsi un nombre de jour de révision par matière, pour les gros cours je divise par chapitre. 

—> Je fais cela en connaissant le temps qui m’est disponible.

Ayant 31 jours de révisions je peux largement prendre le temps que je veux pour chaque matière, si je n’avais qu’une semaine, la dynamique serait différente et les révisions ne seraient consacrées qu’à une étude de fiches réalisées au préalable pendant l’année, des revues de points complexes et des choses essentielles.

Par exemple dans mes 11 jours de neurologie, il va me falloir 5 jours pour la neuro-anatomie, 3 pour la biochimie-physiologie, 1 pour l’histologie, 1 pour la sémiologie, 1 pour l’embryologie et une relecture rapide de mes fiches et des cas cliniques.

Dès que j’ai comptabilisé tous les jours nécessaires pour chaque matière/chapitre, je réalise un planning « vue d’ensemble » avec des cases (comme sur un calendrier) avec la date et le nom de la matière que je vais étudier. Je répartis donc mes cours dans les cases en respectant le nombre de jours dont j’ai besoin.

J’essaye de respecter l’ordre des examens, de placer les matière faciles au début, de laisser des marges de manoeuvre si je vois qu’il me manque un jour pour boucler un cours.

J’essaye que sur ce planning de vision générale, il y ait aussi mes examens inscrits, ainsi je peux prévoir ce que je vais relire entre les jours d’examens et comment je m’organise aussi pendant cette période. 

Cette fiche reste valable et intéressante à lire (je pense, j’espère?) en seconde session ou pour se préparer à une quelconque période de révisions! Bientôt sur le blog

Est-ce que je peux faire autre chose à côté?

Personnellement chaque été je travaille, je trouve cela important car cela me permet de gagner un peu d’argent de poche pour mes loisirs, mais aussi ça me sort de cet environnement médical où je vis H24 l’année. Je vois d’autres gens, d’autres milieux, j’acquiers un autre type d’expérience. 

A côté de tout ça, je trouve qu’une pratique sportive reste primordiale, autant pour la santé physique et mentale. Deux à trois fois par semaine, de 45 minutes à 1 heure 30, cela n’entache en rien l’étude et permet de rester en forme toute l’année. 

Je pense aussi que voir ses amis reste important, ça reste l’été, le moment où on peut s’accorder cela, tant que nos objectifs se remplissent correctement. Savoir se vider la tête permet de rester concentrer plus longtemps.

 

Comment je dois faire?

Si vous avez des rattrapages, il faut s’y mettre assez rapidement pour pouvoir avoir le temps de voir tout correctement mais aussi de relire et de s’entrainer sur des anciens examens. 

Le mieux est de commencer assez tôt avec un horaire pas trop surchargé (quelques heures par jours) avec à côté des activités (sport, loisirs, mais aussi vacances avec quelques cours dans les valises, etc).

 

Le but est de tout revoir, de s’entrainer et d’avoir le temps de tout relire une fois correctement. 

La réalisation d’un planning est essentiel pour savoir où on en est et comment on avance.

L’étude doit passer en revue tout le planning des cours à représenter et se focaliser sur les points lacunaires identifiés suite aux premiers examens. 

Des exercices tous les jours pour les matières qui s’y prêtent sont aussi une excellente méthode (physique, chimie, maths,…) 

 

Le but est de maitriser sa matière sur le bout des doigts, et vu que l’année vient de s’écouler, normalement tout ce qui est fiches/synthèses/résumés sont déjà prêts, il ne reste « plus qu’à étudier » ce qui est un gain de temps énorme par rapport à la première étude. 

Refaire des anciens examens permet aussi d’identifier au fur et à mesure les points de matière où on a des difficultés, et cela permet de recentrer son étude correctement au fur et à mesure. 

Si vous étudiez en vue d’une remise à niveau ou d’une préparation, le timing est beaucoup plus « chill » mais il ne faut pas perdre de vue que plus on avance, plus on gagnera du temps par la suite, c’est donc un investissement sur le long terme. 

Quelques heures par jour, voir tous les deux jours peuvent suffirent, mais cela dépend de vous, de vos envies et de vos possibilités. 

Le principal est de se procurer ou de faire de bonnes notes de cours, car si cela est déjà fait, le gain de temps par la suite sera considérable. 

Faire des fiches pendant son été est donc quelque chose que je fais, pour m’avancer et ne pas culpabiliser pour les soirées où je fais autre chose même à un mois des examens. 

La pêche aux informations chez d’anciens étudiants peut s’avérer aussi très utile, cela permet de gagner du temps à la rentrée et d’être bien préparé dès le début.

Quelle méthode utiliser? 

Si il s’agit de rattrapages, normalement toutes les fiches et synthèses sont déjà préparées et il ne reste « qu’à » étudier. 

La méthode est donc simple, étudeétudeétude et encore étude. 

Quelques aides-mémoires peuvent encore être réalisés, des listes de concepts compliqués à relire le soir ou encore des exercices à répéter plusieurs fois pour que la marche à suivre rentre encore mieux. Mais l’essentiel est d’étudier, c’est à dire donc de lire et relire, de parler et de citer à haute voix, d’écrire et de relire, etc. selon votre mémoire dominante. 

Une grande aide est la réalisation d’anciens examens, de QCM et de questions ouvertes pour s’entrainer et voir où ça coince encore. Tout au cours de l’étude ou après chaque chapitre ou encore après chaque matière selon ses préférences. 

La relecture le soir de ce qui a été vu la journée permet d’assimiler encore mieux (que ce soit dans son bain ou avant de dormir). 

 

En ce qui concerne une préparation, la réalisation de fiche est une bonne méthode que j’applique personnellement. Cela permet une première découverte de la matière et un gain de temps énorme pendant l’année.

Avant de faire ces fiches, il faut réaliser une première lecture du cours, et faire une recherche de tout ce que l’on ne comprend pas (mots dans le dictionnaires, concepts sur internet, photos,…) 

Parfois, c’est là qu’on se rend compte que le cours qu’on aborde est trop difficile pour un abord seul, qu’il faut attendre le cours du professeur. 

 

Dès lors on peut continuer la première lecture pour mettre en évidence ce que l’on ne comprends vraiment pas, mettre des post-it pour attirer notre attention quand on suivra le cours. Cela permet une meilleure attention lors du cours alors qu’on sait que ce point de matière peut potentiellement poser problème, mais aussi de poser des questions rapidement au professeur sans attendre la veille de l’examen et de plus, cela facilite la mémoire à long terme. 

Pour la remise à niveau, le mieux est d’avoir quelqu’un pour s’aider (un prof particulier, un élève d’une année supérieure, un ami,…) car il pourra vous expliquer et vous guider. 

Le faire seul est aussi possible mais il faut s’armer de patiente et de bons ouvrages ou de bonnes notes de cours. Dans ma branche, il est facile de se procurer des synthèses, si c’est le cas pour vous, n’hésitez pas, cela fera une bonne base pour votre apprentissage. 

Si vos problèmes sont plutôt d’ordre « exercices », de très bons ouvrages existent dans plein de matières, et souvent ils sont disponibles en bibliothèque universitaire. L’aide de ses anciens professeurs peut aussi être bénéfique. 

Le but étant de se sentir plus à l’aise par la suite, il faut étudier jusqu’à se sentir correct dans ce qu’on étudie. La réalisation de petits tests peut aussi aider à avancer. 

L’identification de son type de mémoire principale permet d’être beaucoup plus efficace lors de l’année car on sait déjà comment on doit étudier les cours pour qu’ils s’ancrent le mieux possible. 

Il faut identifier si c’est par écrit, à l’oral, à la lecture, ou encore via la vision de schémas et de choses organisées que vous retenez le mieux. 

Ca se tâtonne un peu au début mais on s’en rend vite compte en comparant les différentes méthodes. Par la suite on peut combiner plusieurs méthodes pour rendre cela encore plus efficaces (personnellement je fonctionne énormément sur le visuel mais aussi une grande partie par l’écrit et donc selon la matière je choisis la méthode la plus adaptée).

Quelques conseils particuliers aux rattrapages: 

  • Cibler l’étude pour être le plus efficace possible, en prenant exemple sur les examens déjà tombés 
  • Se focaliser sur la compréhension des concepts flous 
  • Y aller crescendo pour ne pas se dégouter et atteindre un rythme de croisière tenable
  • Revoir plusieurs fois la matière en relisant 
  • Savoir aborder la matière de différents points de vue indique une bonne maitrise de celle-ci
  • S’entrainer plusieurs fois pour être sûr de sa maitrise

 

Si vous ne partez pas en vacances voici une plage pour faire « comme si » Bisous

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

You are commenting using your WordPress.com account. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

You are commenting using your Google account. Déconnexion /  Changer )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

You are commenting using your Facebook account. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s