Mes années de médecine: Bilan

Hello hello! Après un petit sondage express sur Instagram, il est apparu que lire mon ressenti sur mes 4 (5) années de médecine vous intéressait! Ici je vais être fort transparente sur ma vie, parler de points, de peurs, de stress, c’est assez personnel, j’espère que cette approche vous permettra de relativiser des choses dans votre vie.

Alors c’est parti!

Le commencement

Pour comprendre un peu mes premières années, je vais commencer depuis le début, le vrai.

J’ai toujours voulu faire la médecine, ou en tout cas depuis que je suis en âge de vraiment donner mon opinion sur ce que je voulais faire plus tard, dès lors toute ma scolarité en secondaire (= collège et lycée) s’est tournée vers une formation scientifique. J’ai toujours été excellente à l’école mais « trop facilement », aller en cours me suffisait pour écouter et faire mes devoirs en même temps et sans étudier j’avais un moyenne très élevée.

Je viens d’une toute petite école de campagne où on ne pousse pas les étudiants, une fois qu’ils sont bons on les laisse un peu sur le côté sans les pousser pour aller plus loin, je n’ai donc jamais du faire d’effort pour réussir. C’est là la plus grosse lacune que j’ai pu avoir avant de commencer médecine, je ne savais pas étudier car je n’en avais jamais eu besoin!

J’ai donc commencé ma première année de médecine en septembre 2013 avec l’envie de réussir, mais surtout de m’amuser, car depuis toujours je réussissais sans effort, je n’ai pas du tout pris conscience que j’allais devoir travailler et trouver une méthode de travail pour réussir! Je suis sortie beaucoup (trop), j’ai pris les cours à la légère et je me suis plantée, mais pas tant que ça, j’avais la moyenne (même plus: 11,64/20) mais à l’époque il fallait 12/20 pour passer en deuxième année, j’ai donc redoublé et j’affrontais le premier gros échec de ma vie (après avoir raté mon permis, et oui je l’ai eu en deux coups mais promis je conduis super bien). Ca a été très difficile car je venais de me mettre en couple avec un garçon rencontré en médecine (avec qui je suis toujours) qui lui a réussi son année et passait donc en deuxième!

En Belgique la seconde session (= rattrapages) a lieu fin août – début septembre, on apprend donc que l’on double et 5 jours après il faut retourner à l’unif, honnêtement ça a été très difficile pendant tout le premier quadrimestre (= semestre) de ma seconde première année. J’ai énormément pleuré, parce que j’avais raté, mais surtout parce que tous les jours la deuxième année de mon copain me le remettais en pleine figure, tous les jours je vivais par procuration l’entrée en deuxième année sans pouvoir moi-même y accéder, alors qu’au final j’avais réussi tous les cours de première année avec plus de 10/20 mais je n’avais simplement pas eu la moyenne nécessaire de minimum 12/20.

J’ai été énormément frustrée, m’en suis voulu à mort de ne pas avoir investi du temps dans le travail quand il l’aurait fallu, et pendant 3 mois ça a été difficile à vivre seule ou en couple, mais je suis persuadée que ça m’a fait murir, réfléchir, j’ai acquis grâce à ça une super bonne méthode de travail (que je n’aurais pas actuellement si j’avais réussi ma première en me baladant) et surtout je suis certaine que mon couple dure depuis 4 ans maintenant parce que nous ne sommes pas dans la même année! Au final, avec du recul je trouve que cette année « gâchée » par ma faute a été plus que positive!

Le recommencement

En septembre 2014 il a donc bien fallu faire un choix, recommencer médecine mais en suis-je capable? Faire autre chose mais quoi alors que je ne veux être que médecin? Honnêtement j’ai réfléchi 4 secondes 30 et je me suis ré-inscrite en médecine, j’avais toujours été excellente à l’école, il n’y avait aucune raison pour qu’ici je n’y arrive pas, et cette fois-ci j’allais donner du mien!

En Belgique quand on redouble une année, mais qu’on a validé des cours au dessus de la moyenne (10/20 actuellement mais 12/20 quand j’ai doublé), on ne doit pas représenter ces dit cours, ils nous sont « crédités », j’ai donc recommencé mon année avec uniquement les cours que j’avais réussi avec moins de 12/20 (c’est à dire presque toute mon année en fait).

Cette fois-ci je me suis mise à travailler, à faire des synthèses à la main, à refaire des tas d’exercices en chimie et physique, à aller à toutes les séances d’exercices possibles et imaginables, à être assidue en cours (chose que je n’étais pas en première première), et j’ai tout doucement commencé à apprendre à étudier. Pendant tous le premier quadrimestre a plané sur moi le doute de « Vais-je y arriver? En suis-je capable? » s’ajoutant au fait de vivre très difficilement le passage en deuxième de mon copain. Honnêtement ça a été le pire quadrimestre de mes études, je me sentais nulle, vraiment nulle.

Par contre, pendant cette année je me suis fait des amies, en première année je m’étais fait des amis (la bande de potes de mon copain), mais là j’ai recontré des filles, doublantes aussi, avec qui aujourd’hui je vis une amitié très forte (Bigup Juju Cé et Emes). J’ai commencé à vraiment prendre part à la vie d’étudiante en médecine (lors de ma première je sortais énormément avec mes collocs qui ne faisaient pas médecine). Depuis je suis toujours super amie avec mes pines-co rencontrées en deuxième première et c’est là aussi un des plus gros points positifs de cette année doublée!

Ensuite sont venus les examens de Janvier, j’étudiais assidûment pour la première fois, l’enjeux était gros, si je ratais, mes parents considéraient que ça ne servait à rien de continuer, qu’il fallait que je change de voie. J’ai donc travaillé, jusqu’à considérer connaitre ma matière suffisamment.

Les résultats sont tombés fin janvier, je venais de réussir, pas si mal, mon premier quadrimestre de médecine! Avec plus de 12/20 partout alors que cette année il ne fallait plus « que » 10/20, une mini revanche sur l’année précédente!

Ensuite est venu le second quadrimestre, j’avais moins de cours car certains m’étaient crédités, le printemps revenant j’étais moins stressée et j’ai mieux vécu cette partie de l’année. J’ai décidé de prendre un petit job d’étudiant pour combler le temps que j’avais en trop et me faire un peu d’argent, une chouette décision!

J’ai passé mes examens de juin tout en travaillant toujours aussi assidûment et j’ai réussi ma première année de médecine avec distinction (plus de 13,5/20). A côté mon copain a lui aussi réussi sa deuxième année, et nous voilà tous les deux lancés dans la médecine, depuis on poursuit notre chemin côte à côte mais dans une année de différence, et honnêtement c’est parfait (bon surtout pour moi car je récupère tous ces conseils héhé).

La deuxième année – l’entrée en médecine pour de vrai

J’ai donc passé un été 2015 parfait, 3 mois de vacances à profiter, mais aussi à travailler en tant qu’étudiante. Je me suis ressourcée et j’étais au taquet pour commencer ma deuxième année. Il le fallait parce que là je venais de réussir, mais je n’avais pas encore atteint le niveau que j’avais toujours eu en secondaire, et ça c’était clairement mon but, un jour retrouver ce niveau, ou au moins le toucher du doigt!

Pour me lancer un challenge (parce que je suis un peu folle sur les bords) j’ai décidé de postuler à un mandat d’élève moniteur pour encadrer les TPs des étudiants des années inférieures à la nôtre. J’ai donc été prise en Biologie! J’allais entamer une année plus difficile que la première avec en plus des TPs à encadrer.

Mais j’étais sereine (enfin aussi sereine que je peux l’être étant donné que je suis une boule de stress), j’avais retrouvé le sentiment que je pouvais le faire!

La deuxième année de médecine, dans mon université, introduit enfin réellement la médecine, les cours sont ciblés, par modules, complets, beaucoup plus conséquents qu’en première, les matières sont tout à fait différentes car plus spécifiques, on a de l’anatomie plus poussée, des dissections sur spécimens, de l’histologie spécifique, de l’embryologie, des cas cliniques, et un tas d’autres trucs.

A l’université de Liège, j’ai l’impression que chaque année se compose d’un premier quadrimestre « hard » et d’un second plus « soft » (si on peut faire du soft en médecine, débat ouvert).

J’étais donc assez stressée pendant mon premier quadrimestre de deuxième année (= Q3) car les cours étaient conséquents, pas forcément simples, et j’encadrais pas mal de TPs qui duraient à chaque fois 4 heures et qu’il fallait préparer correctement à l’avance pour répondre aux questions des étudiants. Honnêtement le stress est venu crescendo, au début c’était plutôt normal, mais à l’approche des examens c’était vraiment tendu (merci à mes proches de me supporter durant ces périodes exécrables de ma part).

Examens de janvier, résultats un mois plus tard, et là surprise, j’avais réussi et plutôt pas mal! Mieux que l’année d’avant en tout cas, j’étais vraiment fière de moi, d’avoir combiné les TPs et d’avoir mieux réussi m’a permis de croire vraiment au fait que j’en étais capable!

Le second quadrimestre a été plus « soft » en cours, mais des cours que j’ai détestés (j’ai toujours eu et j’ai encore du mal avec l’endocrino et digestif). Je l’ai donc moins bien vécu, j’étais plus stressée et je commençais à me mettre la pression de devoir réussir mieux encore (je vous ai dit que j’étais folle?). Là j’ai commencé à avoir du reflux (que j’ai toujours eu mais ici en 150 fois pire), je vomissais fréquemment, de la bile d’une acidité abominable, j’en dormais mal, j’ai même fait des épisodes d’abdomen aigu tellement ça partait loin. J’ai donc consulté un gastro et il s’est avéré que je détruisais mon oesophage à petit feu, tout ça à cause de la pression que je me mettais (bravo). Depuis je suis sous traitement et je ne sais pas encore l’arrêter car je suis toujours stressée, surtout depuis le début du Master (4è année) mais j’y reviendrai.

Fin juin examens, période très difficile pour mois car j’ai fait la moitié de ma session sans mes parents partis en voyage, j’ai vraiment eu du mal à étudier, à rester concentrée, honnêtement je croyais avoir raté des examens ou en tout cas bien moins réussi que d’habitude (j’en reparle). Résultats quelques jours plus tard, et miracle, j’avais tout réussi et tout mieux réussi encore! Soulagement, je passais en 3ème année de médecine avec grande distinction (> 15,5/20).

Je voudrais aborder ici un point important pour moi. J’ai toujours eu assez peu confiance en moi, et depuis la fin de ma secondaire où j’ai eu un passif assez compliqué, ça ne s’est pas du tout amélioré, je doute toujours de tout par rapport à ce que je suis et ce que je fais. Donc même avec tout le travail que je fournis, je suis souvent persuadée de faire moins bien voire même de rater mes examens! N’en déplaise à mon entourage (sorry <3)

Ayant réussi mon année plutôt bien, en combinant avec des TPs, j’ai décidé (je suis folle vraiment) de postuler à 2 postes d’élèves moniteurs, en anatomie et en anatomie pathologique (anapath pour les intimes) et j’ai été acceptée dans les 2!

La troisième année – Le défi personnel

La troisième année de médecine à Liège est une année compliquée, avec des gros cours, voir des énormes cours. Une transition à assumer entre les deux quadrimestres (on passe de l’apprentissage de l’homme normal à celui de la pathologie avec le monde merveilleux des listes infinies de symptômes et de traitements). Il n’y a donc pas de quadrimestre plus « soft » ni de répit. La seule chose qu’on peut s’accorder c’est que jusque là les points ne comptent pas pour obtenir une spécialisation, donc on peut se permettre de la réussir sans se soucier des points obtenus (même si je suppose vous l’aurez compris ça n’a jamais été mon cas étant donné que les points sont assez importants à mes yeux).

En débutant cette troisième année j’ai ouvert un Instagram, celui sur lequel vous me suivez, pour partager un peu mes études, car aider les autres a toujours été quelque chose faisait par de ma vie, j’ai toujours donné des cours particulier, souvent gratuits étant plus jeune, prêté mes cours, donné des conseils pour entrer en médecine,…

J’ai donc combiné les cours et tout le reste, des cours importants pour moi car la neuro apparaissait (à l’époque j’avais toujours l’envie de faire la neurochirurgie) et j’avais envie de très bien réussir ce cours, pour montrer que dans cette branche j’étais vraiment capable de faire des scores. Les autres cours me plaisaient aussi beaucoup. J’avais vraiment envie de montrer de quoi j’étais capable, mais avec toute cette pression que je me mettais, les TPs à assumer, les cours, ma vie, j’ai vraiment dépassé mes limites, je me suis perdue et j’ai vraiment fait vivre un enfer à mes proches lors des examens de Janvier.

J’ai d’ailleurs abandonné Instagram à cette époque. Ensuite est venu le trop plein, je n’arrêtais pas de pleurer à chaque mini reproche qu’on pouvait me faire. C’était vraiment insoutenable pour ma famille. Je suis donc allée me faire hypnotiser.

Petit disclaimer, je suis allée voir un hypnotiseur car j’avais des choses à régler, un passif à évacuer, une phobie à soigner, je n’y suis donc pas allée pour le stress tel quel, mais pour évacuer tout le trop plein que j’avais accumulé pendant des années. J’ai libéré des choses enfouies, pour libérer de l’espace dans mon esprit pour les nouvelles contraintes. L’hypnose on y croit ou pas, mais vu mon expérience, je peux vous garantir que si vous cherchez un moyen alternatif à un problème, la médecine « non traditionnelle » peut parfois être d’un vrai secours.
Petit exemple que je me permets de partager avec vous, avant d’aller me faire hypnotiser, j’avais une phobie maladive des araignées, une telle phobie que je ne dormais plus dans ma chambre pendant 4 jours si on y trouvais une araignée, ou encore des crises de larmes dignes d’un enfant de 4 ans si on me montrait une photo d’araignée, rien de rationnel pour une peur donc. Si vous avez fait un peu de psychologie vous connaissez surement Hans et sa peur pour les chevaux, ici ma peur des araignées était tout à fait une peur transférée. Depuis j’ai toujours peur des araignées mais d’une manière « normale », je n’aime pas ça, mais je conçois que c’est juste un petit être vivant qui ne me veut à la base pas de mal, donc si elle est petite je suis capable de la sortir (si elle est minuscule hein) ou même de la tuer (sorry), ce qui est un progrès énorme pour moi vous n’imaginez pas à quel point!

Ensuite ma vie est devenue beaucoup plus simple, mon immense stress est retombé, j’ai vécu la fin de ma troisième année toujours stressée, mais comme il est normal d’être stressé pour ses études! J’ai toujours ce problème de confiance en moi et en mes résultats, donc j’étais encore une fois persuadée d’avoir « mal fait » (à mon échelle) et pourtant j’ai réussi très correctement mon année et ai obtenu le grade de grande distinction à mes 3 années de bachelier (Ma moyenne cumulée de mes 3 premières années de médecine était > 15,5/20).

L’été de ma troisième année fut un vraiment chouette été, mon copain n’avait pas de seconde session, on a pu partir en vacances, travailler tous les deux et profiter, histoire de bien commencer le Master pour moi. C’est aussi là que j’ai trouvé mon job d’étudiant que j’ai toujours pendant l’année.

En rentrant en Master, je voulais un peu calmer le jeu pour ce qui est des TPs, j’ai donc quitté mon poste en anatomie pathologique et ai juste conservé celui en anatomie.

La quatrième année – Le début de la fin

On en vient au gros morceau, cette année, la 4ème année, le Master 1! Celle où les points comptent pour la spécialisation, celle qui comptera pour nos classements aux futurs concours. Bref, vous l’avez compris, le parfait mélange pour que je me mette une pression de dingue 🙂

J’ai donc cumulé les TPs anatomie (plus conséquent qu’en 3ème année car on encadre les dissection à raison de séances de 4 heures) et les cours.

Le premier quadrimestre répond à la coutume « hard » et le second est réputé « soft », honnêtement j’ai beaucoup moins bien vécu le second, par remise en question totale de mon envie de devenir médecin. Je vais être plus précise.

Le premier quadrimestre est très difficile, long et les matières énormes, je n’ai pas accroché des masses aux cours, mais ça ne m’a pas étouffé autant qu’au second quadrimestre. J’avais envie de faire encore mieux niveau points qu’en troisième année, alors je m’en suis donné les moyens, je suis allée à la bibliothèque beaucoup plus souvent, je suis moins sortie, j’ai étudié une grande partie de mon année, tant la semaine que le weekend. Jamais des horaires de fou, mais tous les jours sans grosse exception. Je crois que ça aussi ça m’a fatiguée avant même la moitié de l’année, car je n’avais pas l’habitude d’investir autant de temps dans mes études.

Arrivée en Janvier, les révisions ont été très longues, ensuite les examens, difficiles, avec une session qui s’est étalée pour moi jusqu’à la veille de mon départ au ski. Et là mon corps à lâché, j’ai été malade toute la semaine au ski, à vomir tous les jours, à ne rien savoir avaler, et du coup j’ai perdu quelques kilos dans la volée (j’ai l’habitude de perdre 2-3 kg en examens vu que je ne sais rien avaler, mais là ça a duré de décembre à février, heureusement de base je suis bien en chair donc je ne suis pas devenue maigre mais j’ai perdu 7 kg sans faire aucune activité physique).

J’ai donc recommencé le second quadrimestre fatiguée, limite exténuée, et avec la plus grande remise en question personnelle de ma vie à ce jour, est-ce que je veux toujours être médecin? J’ai l’impression d’avoir perdu ces étoiles dans mes yeux quand on me parle de médecine, et ça me turlupine beaucoup trop (ça se dit encore ça?). Je n’ai pas encore trouvé la réponse, je sais que je serai médecin, mais je sais aussi que cette année j’ai perdu la flamme qui m’animait (le rêve de neurochirurgie m’a toujours poussée à donner le meilleur de moi même et ce rêve à disparu). Je ne sais pas si ce sont les cours qui m’ont déçue, ou si c’est juste la fatigue, mais je sais que j’aurai une réponse l’an prochain vu que les cours de neuro (mon premier amour) refont leur retour!

Les examens de juin ne se sont pas super bien passés pour moi, je me sentais désinvestie dans mon étude, ça ne m’intéressait plus. Et à ma grande surprise, j’ai très bien réussi mon année, j’avais déjà très bien réussi en Janvier, à la hauteur de mes attentes (même si on peut toujours mieux faire) mais là je viens de réussir encore mieux en juin (j’ai pas compris honnêtement).

La leçon que je tire? C’est que mon travail quotidien m’a permis de réussir, les révisions n’ont pas du tout été les meilleures que j’ai pu faire, mais mon travail toute cette année a payé. Je suis heureuse que cette année soit terminée, et je suis très heureuse de voir les points que je suis capable de faire, parce que je m’investis énormément et je suis contente que ça paye.

Les points comptent pour la spécialisation, d’où leur importance c’est sûr, mais pour moi, avant tout, ils me permettent de donner une légitimé à ce que je fais. Je me mets énormément la pression et je le sais. Réussir avec 12, 14 ou 16 et plus ne fait pas de nous un meilleur ou un moins bon médecin, j’en suis la première convaincue, c’est juste que mon esprit est tordu et je ne suis pas capable d’en démordre.

Je finis donc mon année fatiguée, vraiment, mais heureuse de voir que j’en suis capable, même quand je pense que non. Je crois qu’il faut que j’essaye de croire que je peux y arriver. Mais bon, je suppose que vous savez que c’est pas super facile?

Cet été je cumule deux job étudiants (mon job que j’ai toute l’année + un pour le mois de juillet). Ce sont deux jobs dans le milieu médical, et eux me font toujours briller les yeux, voir des médecins à l’oeuvre me fait toujours rêver, alors je sais que c’est toujours en moi 🙂

En cinquième année, je voudrais me consacrer un peu plus de temps, mais c’est le quadrimestre le plus dur de toutes nos études, les matières sont colossales mais surtout difficiles. On verra ce que ça donne… Et je vous ai dit que j’étais folle? J’ai postulé pour un autre mandat d’élève moniteur… On ne se refait pas 🙂

 

 

Si cet article (beaucoup trop long) vous a plu, n’hésitez pas à me le dire, j’ai mis beaucoup de coeur et de moi à l’écrire 🙂 Si vous avez des choses à dire, à ajouter, des expériences à raconter, n’hésitez pas c’est aussi pour ça que j’écris, pour échanger avec vous 🙂 A bientôt xoxo
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5 Comments Add yours

  1. Clarence dit :

    Très chouette article, on ressent tes émotions à travers ce que tu as écris 😊.
    Tu es vraiment une source de motivation ! Merci pour tout et bonne continuation ! Tu seras un superbe médecin ☺️ !

    Liké par 1 person

    1. Camyduts dit :

      Oh merci beaucoup !!

      J'aime

  2. Aline dit :

    J’ai beau ne pas étudier la médecine, je me retrouve totalement dans cet article ! En tout cas, je comprends ce que tu dis quand tu parles de désinvestissement : j’ai ressenti la même chose dans mes études cette année, alors que jusqu’à l’an passé j’étais super motivée. C’est sans doute de la faute des perfectionnistes que nous sommes (ah, le stress et les maux d’estomac ! Je ne mange plus correctement depuis mai), mais je pense que les facs y sont pour quelque chose aussi, parce qu’on n’est pas toujours coté comme on le mérite (je me souviens encore d’une assistante me disant, « je vous ai mis 18/20 parce que ce n’est pas la politique de la faculté de mettre 20 »).

    En tout cas, merci pour cet article : je me sens moins seule et plus « normale ».

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    1. Camyduts dit :

      Je pense aussi qu’on est pas aidés ni encouragés dans nos études par les structures qui devraient pourtant être faites pour ça! Depuis longtemps j’ai abandonné l’idée qu’on nous juge à la valeur que l’on vaut, surtout en stage car en effet ce n’est pas « leur politique »… Dommage! Je suis aussi contente de voir que je ne suis pas la seule, et que ce n’est pas parce qu’on est en médecine qu’on doute de soi (je suis pas heureuse que tu doutes de toi, mais ça me rassure dans le fait que mes études ne sont pas les plus merdiques au monde ahah). Merci pour ton commentaire, moi aussi je me sens moins seule ainsi! J’espère quand même que tu, qu’on s’épanouira dans le reste de nos études!

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